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13/09/2005

Restaurant Le Pavillon des Ibis au Vésinet

medium_pavillon-des-ibis.jpgEtabli au milieu du "Grand Lac" du Vésinet le restaurant Le Pavillon des Ibis est un rendez-vous sympathique et chic de la bonne saison. Le lac du Vésinet est connu pour ses canards et poissons, ses pelouses vertes et grasses, ses courbures agréables et sa croûte gelée en hiver propice au patin à glace pour les plus téméraires. On y admire les belles demeures de maître, l'architecture française du XIXème et l'on peut facilement organiser un cours d'histoire autour de toutes les références historiques nationales qui jalonnent les édifices du parc. Au milieu de ce paradis de nature et d'histoire, une île s'est échappée de l'attention des badauds pour créer un microcosme en rupture, exotique et traditionnel à la fois, aux tons tropicaux sous un architecture anglo-normande, bref, un lieu à la Pierre Loti mais avec la sagesse en plus.

 

La terrasse est incontournable dès que la douceur du temps le permet. Sa fontaine kitch, son sol de teck suspendu, sas palmiers en gros pots de terre, ses pare-soleil de bois et de toile verte ainsi que son mobilier tressé en font l'épicentre de la quiétude et de la relaxation. Tout autour s'agite à proportion de l'éloignement à ce havre de bien être. Le voiturier vous désarme de votre machine urbaine et ne vous rendra les clefs qu'au moment où vous aurez décidé de partir.

 

La cuisine est traditionnelle avec un plus de grande cuisine. Pour autant, ne vous attendez pas à une étoile au Michelin, ce restaurant ne court pas après. Le service est remarquable et les plats plutôt bons voire très bons. Mais les classiques ne sont pas exceptionnels : le foie gras et la côte de boeuf n'ont pas le fondant et la saveur que je leur trouve dans certains restaurants plus simples ou encore à la maison lorsque je suis aux grills.

 

Mon conseil : y aller !

Ma note : 7 à 7,5 / 10 pour le cadre et une cuisine agréable.

 

En hiver, la salle intérieure à la verrière en rotonde est tout à fait superbe, chaleureuse et boisée. Profitez de l'ambiance, un petit tour de digestion autour du lac est là pour clôturer vos agapes.

 

Contact :

Restaurant le Pavillon des Ibis
Ile des Ibis
78110 Le Vésinet
Tél : 01.30.09.71.50
Fax : 01.30.09.71.51

07/09/2005

Tome des Bauges A.O.C

medium_tome-des-bauges.jpgUn petit miracle de douceur sous une croute épaisse et pleine de vie ! La Tome des Bauges n'attire pas forcément par l'odeur de sa croute quoique de nos jours, toute odeur naturelle non asceptisée ou flateuse pour le nez soit plutôt une valeur d'estime gastronomique. Le terroir et le travail naturel du lait et des moisissures sont bien là ; on ne peut pas toucher la vache, mais on l'emporte en quelque sorte avec soit.

Issue du massif des Bauges en Savoie (73630 Le Châtelard), ce fromage de vache (races abondance, tarine et montbéliarde) conçu une fois de plus (tant pis pour les technocrates bruxellois) au lait cru, est affiné 5 semaines durant dans des caves à forte humidité. Le lait est écrémé à l'aide de pelles à main appelées "pôches" après avoir reposé une nuit. Il est emprésuré ce qui le fait prendre et lui donne corps. Le "décaillage" s'opère via un "tranche caillé" sorte de rateau à fils de fers tendus qui sert à trancher la masse et à séparer les morceaux précipités du petit lait. Le fromage caillé est donc récupéré pour être moulé dans des faiselles qui sont ensuite empilées puis pressées pour souder les "grains". La tome est ainsi née. Elle sera par la suite démoulée pour être salée au sel ou à la saumure.

Pendant l'affinage, les tomes sont surveillées et retournées à la main pour frotter le "poil de chat" (moisissure grise aux fleurs jaunes et rouges). La tome acquiert alors son arôme fruité, franc et complexe. La croûte restera rustique et épaisse tandis que la pâte toujours souple tendra du blanc vers l'ivoire avec le temps.

Je vous conseille la dégustation avec un blanc sec pendant le repas ou un doux en apéritif. Vous pourrez alors l'accompagner de fruits secs (figues, pruneaux, noisettes et amandes).

Quel bonheur de lait cru rustique ! La campagne et la ferme d'autrefois dans votre assiette, sans faux-semblant ni fioriture. Si vous cherchez la délicatesse et la retenue, changez de fromage.

 

 

medium_tome-des-bauges-aoc.jpg
 

 

 

Pour en savoir plus :

Syndicat Interprofessionnel
de la Tome des Bauges
Maison Despine
73 630 LE CHATELARD
Tel/Fax : 04.79.52.11.20
Email : sitob@wanadoo.fr

01/09/2005

Natacha, restaurant rue Campagne Première 14ème

medium_natacha.jpgIl faut connaître et la rue et l'endroit mais je vous conseille de franchir les portes de ce petit bijou de restaurant tout en finesse de traits, oui, mais pas en esquisses. Les grands dessins qui ornent murs et pilliers sont tout à l'image de l'ambiance feutrée de ce havre de paix intemporel entre modernité et tradition. L'accueil est subtil, délicat, discret. On se met en retrait pour que vous soyez tout à vos invités. Le garçon qui s'occupe de vous est là sans y être, discret sans être transparent, bref, c'est vous qui êtes là pour passer un bon moment et comme par magie, vous vous dîtes qu'ici plus qu'ailleurs vous êtes bien, parfaitement pris en charge tout en gardant la direction des opérations. La musique est légère, exotique et finement rythmée, une belle découverte. Les tables sont impeccablement dressées, contemporaines à l'ancienne. Vous n'avez encore rien dégusté et comme rarement vous êtes déjà satisfait d'avoir franchit la frontière de cette réserve de savoir bien vivre.

 

La pièce respire le Sud, la France, sur des zestes d'Espagne et d'Amérique latine. La classe du service est celle d'un grand bistrot français qui n'en rajoute pas.

 

En cuisine, ça tient la route ! et on le doit une fois de plus à un jeune chef français, Alain Cirelli, élève de Bernard Pacaud (de l'Ambroisie), qui sait redonner du punch à la vraie cuisine française, sans tomber dans le modernisme affamé. Le poisson et la viande y sont remarquables. Le saumon sort de sa banalité et la côte de boeuf est étonnament gourmande et fruitée. Un délice, bravo !

 

Ma note : 8 / 10 pour un minimum de 35 Euros par personne.

 

NATACHA
17 bis, rue Campagne Première
75014 Paris
01 43 20 79 27

26/08/2005

Coteaux d’Aix blanc, Château Bas « Cuvée du Temple »

medium_coteaux-d-aix-blanc-chateau-bas-cuvee-du-temple.jpgLe vignoble d’Aix en Provence, très étendu et souvent de bon niveau recèle des pépites comme celle-là. Issu de vieilles vignes de Rolle, Sauvignon et Grenache plantées sur les coteaux sud de Badasset, la qualité n’a rien sacrifié aux rendements inférieurs à 40 hl/ha.

Ce vin est très beau en verre d’un éclat doré pâle et délicat, et pourra être servi légèrement frais (14°C) sur un bon poisson blanc tel qu’un dos de cabillaud grillé.

Je l’ai particulièrement apprécié car son bouquet exceptionnel m’a fait pensé à quelques très grands vins de la Loire au fumé remarquable, comme la Coulée de Serrant de Nicolas Joly, même si la comparaison s’arrête à ces notes de bouquet fumé de silex ou de galets frottés. Le tilleul est adoucit par des notes discrètes de vanille.

Ce vin est bien bâti sur un corps gras et un goût sec et fumé qui ne sature pas le palais. Un très bon support pour le poisson, vraiment !

 

 

Ma note : 9 /10 pour les tons de pierre à fusil et la structure finement beurrées.

Le prix : 12 Euros la bouteille

08:20 Publié dans Les Provence | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Gastronomie

20/08/2005

Mince, mais gloutonne...

L'occasion est unique d'ouvrir une rubrique "zorreurs" pour vous faire partager une lecture faite sur le Dauphiné Libéré que je me permets de citer :

"MADISON.

Sonya Thomas ne manque pas d'appétit. Cette Américaine, qui pèse à peine 45 kilos, est la nouvelle champione du monde de gobage de saucisses du Wisconsin.

Son record : 35 saucisses en 10 minutes.

Parmi ses autres faits d'armes : 65 oeufs durs en six minutes et 40 secondes ou 167 ailes de poulet en 32 minutes.

Elle a également réussi à engloutir 22 toasts au fromage à la suite.

Dans le civil, Sonya Thomas gère un fast food."

Vous apprécierez l'écriture même de l'article qui est plus savoureuse que ces records de génération qui tourne en rond. Je m'interroge en effet sur les 40 secondes qui suivent les six minutes d'ingestion des 65 oeufs durs.

On peut aussi penser aux 84 poulets qui ont sacrifié leurs ailes à l'estomac de compet' de cette américaine aussi performante à la fourchette que l'équipe d'hyper musclés du 200 mètres du même pays d'exception qui fait les 4 premières places aux championnats du monde (étonnant non ?).

L'histoire ne dit pas non plus si les toast au fromage sont équitablement tartinés par un arbitre fédéral. On ne connait pas non plus le résultat des autres compétiteur/trice, mais on a le coeur suffisamment renversé.

Please stop supersize us !

17:30 Publié dans Zorreurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Gastronomie

14/08/2005

Château Sainte Roseline 2001, Côtes de Provence rouge

medium_chateau-sainte-roseline.gifEncore un vin tout à fait exceptionnel au flairage, et dieu sait si cette phase de la dégustation est importante. Sa robe intense couleur rubis invite à la confiance. Les cépages sont classiques pour la région : Grenache, Syrah et Carignan.

Le nez est pleinement dédié au caramel avec des tons de chocolat. Je vous le conseille donc sur un plat sucré-salé et spécialement chocolaté. Mais ne nous y méprenons pas, il s’agit d’un vin parfaitement sec et je l’ai trouvé à son aise sur une souris d’agneau en cocotte aux girolles.

Il faut quand même que je vous avoue une mise en bouche décevante, comme si ce vin charmeur avait tout sacrifié à votre nez.

 

 

Ma note : 7 à 7,5 / 10 surtout pour le bouquet.

09:35 Publié dans Les Provence | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Gastronomie

08/08/2005

Pognes de Romans : la Pogne de Chabreuil - Christophe Sabatier

medium_pogne.jpgUne pause gourmande dans la drôme pour déguster avec mesure la fameuse pogne de Romans dont la réputation s'est transformée en patrimoine national. En l'occurence, Christophe Sabatier est patissier à Chabreuil, mais sa pogne est tout à fait l'archétype de ce dessert - goûter des portes du Sud que l'on apprécie nature légèrement arômatisée à la fleur d'oranger et au rhum. L'exès de fleur d'oranger est tout à fait regrettable.

 

Sa naissance remonte aux grandes occasion du moyen-âge lors desquelles on pétrissait quelques poignées de farine de froment pour préparer la galette "Poignie". La Pogne de Romans est une dérivée enrichie aux oeufs, beurre et sucre. La fleur d'oranger termina le cycle de transformation de la "Poignie" en "Pogne de Romans".

 

Contact :

Christophe SABATIER

26120 Chabreuil

Tel : 04.75.59.01.58